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Le Club de Lecture de la Librairie du Tram

L'OBEISSANCE - François SUREAU

Publié par Marie in Novembre 2013

L'OBEISSANCE - François SUREAU

En mars 1918, la 'grande guerre' est tout près d'être perdue, sous les coups de l'armée allemande rassemblée pour un dernier assaut. Au même moment, le gouvernement belge demande au gouvernement français de lui prêter la guillotine et le bourreau de Paris, pour exécuter à Furnes, en zone d'occupation allemande, un condamné à mort. Voici plus de cinquante ans que la Belgique n'exécute plus ses criminels, mais le roi des Belges a décidé de faire un exemple. La France accepte. Deibler, 'l' exécuteur des hautes oeuvres' se met en route pour Furnes, avec sa machine démontée et rangée dans des caisses, sous la protection d'une petite escorte. Il leur faudra traverser la ligne de front, munis de sauf-conduits délivrés par tous les belligérants. Les Etats se sont mis d'accord, non pour arrêter la tuerie, mais pour permettre à un bourreau d'exécuter un homme de plus.

Avant même l'ouverture de la séance de ce soir, je vous livre mes premiers commentaires sur le livre de François Sureau que j'ai lu : L'Obéissance.

La forme tout d'abord : extraits de journaux intimes, d'échange de correspondance, de télégramme, de comptes-rendus. Ce mélange m'a été pénible et il suit l'histoire de façon tellement linéaire que cela alourdit le récit malgré le peu de pages.

Histoire vraie ? Fiction ? En tout cas un récit, dont le texte n'a pas assez de panache à mon goût pour m'affranchir de cette forme mi-figue mi-raisin.

Le ton moralisateur m'a beaucoup agacée ; il ne faut pas être grand clerc pour avoir l'intuition, sans lire cette histoire, que les hommes (comprendre, le genre humain) sont cinglés. Faire de cette histoire, effroyable au demeurant, une anecdote au sein de l'épisode le plus sanglant de notre Histoire - sans doute pour démontrer le cynisme et l'arrogance des "élites" politiques - m'a consternée.

En bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas aimé ce récit.